lundi 31 mai 2021

Le cul : l'honneur, la fierté et mes couilles.

Dès son plus jeune âge, et les parents pourront confirmer, le mâle, crâne encore mou, fontanelle à l'appui et membres aux gestes incertains, cherche activement son trilili. A 1 mois déjà, il sait où sa teub se loge et il tire dessus dès que l'occasion se présente. Je suis d'ailleurs quasi sûre que s'il pleure, c'est uniquement pour supplier sa mère de lui ôter sa couche, pour partir à la recherche du zguèg sacré. Chez les filles, l'éclosion est un peu moins rapide mais on y vient un jour. Plus ou moins tôt.

Vers 4/5 ans, on se rend vite compte que les guilis à cet endroit, ça fait plaisir. Mais on nous explique rapidement que ça se fait en solo dans la chambre et pas au parc sur la balançoire pendant l'anniversaire de Jordan.

Un peu plus tard, vers 8 ans environ, selon si l'on est plus ou moins précoce, c'est avec les cousins-cousines qu'on tente l'expérience. Les enfants d'amis de parents, une copine... bref, un camarade qui, comme nous, aura secrètement le désir fougueux de découvrir les curiosités de ce qui se cache dans le zlip.
" - On disait que moi j'étais la sirène et toi le prince échoué, et que tu te laissais faire parce-que j'ai jamais vu d'humain et que t'façons t'es inconscient. 
- Euh, ok."
Ça vous rappelle des souvenirs ?
Bon après, faut pas se faire gauler par Tata Gigi parce-qu'alors là, c'est l'humiliation suprême et surtout, surtout, traumatisme à vie.
Croyez-en mon exp... non rien. (bisou tata !)

Un peu plus tard encore, on déguste du bout des lèvres les trap-trap-bisous dans la cours de récré. Ça se smacke, c'est chou, et on rêve gentiment de finir des jours heureux avec Yassine, le bad boy à l'arcade fendue 3  fois, qui n'a pas peur de nous dire qu'on est la plusse belle.

3 ans plus tard, on roule sa première pelle derrière les buissons du collège, tous les jours un différent; l'ado a ses raisons que la dignité ignore. Commencent alors les hostilités : Yassine n'a plus seulement envie de nous dire des mots doux, il veut "creuser plus profond", si je puis m'exprimer ainsi. Houlàààà jeune homme, on se détend, tu fais peur quand même, j'ai encore des nounours dans ma chambre et je sais pas encore comment on s'épile.

A 16 ans, tu es désormais intégralement parfaitement épilée, ta jeunesse est insolente et tu as le feu au cul : zzzzzzzz'est parti !

La grande découverte

Voilà. C'est l'été. Tu es bronzée, tu bois un Monaco avec tes copines et tu rencontres la bande à Julien. Il est blond, il est drôle, il est beau, et tu te dis : je me ferais bien déflorer par cet individu. PAF, ni une ni deux, tu te retrouves dans sa tente à la recherche d'une capote que tu ne sais pas mettre.
Mais tu t'en fous parce-qu'elle est là !!! Ta première teub ! T'oses pas trop la regarder dans l'œil, c'est vrai, ça se fait pas. Puis t'essaies quand même de faire attention, c'est ta première fois, autant les autres tu t'en souviendra pas toujours, mais la première fois, elle reste gravée A VIE ! Tu fais attention aux détails aussi parce-qu'il va falloir TOUT raconter aux copines après.
T'as pas vraiment de point de comparaison pour l'instant, parce-que le fils de Daniel et Rosy à 8 ans, c'était peut-être pas non plus ce qu'il y avait de plus colossal. Enfin, j'espère pour lui que ça s'est arrangé. Soit.

Comme disait ma grand-mère, c'est le premier pas qui coûte. C'est vrai, après ça, t'as vach'ment moins peur, vu que finalement, t'as pigé qu'il était inutile d'en faire tout un plat.
S'en suivent alors des expériences plus ou moins enrichissantes, pas toujours gratifiantes mais toujours différentes. Tu découvres toutes sortes de phallus, des énormes, des minuscules, des tordus, des penchés. #PierrePerretSortDeCeCorps Et tu te questionnes sérieusement sur le concept du sexe fort...

Et puis, sans prévenir, tout devient grave. Tout tourne au drame. La teub devient le sheitan et les pires des peignes-culs de ce monde viennent te parler de "principes" et de "valeurs" et de "pureté" et puis mes couilles... Il faut avoir honte, il faut se cacher, il faut mentir. 

Quelle étrange créature que l'être humain. Lui qui a inventé des vertus soporifiques telles que la décence et la pudeur.
Délicieuses inventions qui témoignent de toute la bienveillance et la prévenance dont peuvent faire preuve nos semblables...
Ah ouais, mais non.
En réalité, ça leur donne juste un passe-droit pour commettre les pires actes dégueulasses :
"T'as baisé ma soeur ? BAM, j'lui crame la gueule à l'acide, elle est souillée, c'est dégueulasse."
"T'as piqué ma meuf ? BIM, j'te lacère de 487 coups de couteau, et elle avec."
"Tu mets des mini-jupes ? BOUM, j'te fais une réputation de grosse chienne qui te suivra jusqu'à la fin des temps parce-que MOI j'incarne la morale et la bonté et mes braves parents m'ont inculqué que la femme (et uniquement la femme) devait se respecter."


Se respecter... C'est à la mode ça.
C'est beau l'honneur. C'est fort, c'est précieux, ça se transmet de connard en connard, c'est important.

Quand le peigne-cul du village t'en parle, on a l'impression qu'il va monter au front pour mourir dignement au combat tu sais. Le menton haut, le regard sûr, le dos bien droit, il te lance un "Azy gé ma fierter wsh". Quelle merveilleuse preuve de dignité quand même, tu es certainement un futur prix Nobel, on espère que tu ne te reproduiras pas.

L'honneur c'est tout ce que j’exècre : ça rend rancunier, prétentieux, égoïste, vil. Par expérience, ça témoigne du niveau intellectuel de l'interlocuteur. Plus c'est fier plus c'est con. Plus ça prône l'honnêteté moins ça l'est. Plus ça se gargarise d'éloges plus c'est pourri de l'intérieur. 
CQFD.

Alors...

Alors avec toutes ces conneries je sais plus ce que je dois dire à ma fille...
"Fais absolument tout ce que tu veux ma poule, sois curieuse, découvre, on s'en cogne, dans tous les cas tu sera emmerdée, nos semblables sont tous des glands" 
ou
"Préserve toi ma chérie, cache toi, ne dis rien, fais attention, sois discrète, ne ri pas trop fort, ne dis pas de gros mots, RESPECTE TOI BORDEL DE MERDE, ils l'ont dit ! C'est important !" (non.)

Comment on en est arrivé là putain ?

Nickel. On est encore sur un article sans queue (même si...) ni tête. Ma foi. Fallait que ça sorte, il macère depuis longtemps celui-là.

Et un gros bisou hein ! ♥

Merci à Alex et Océ, le S.

mercredi 17 février 2021

La fidélité, ce concept chelou. Enfin je crois.

C'est fou comme on change au court d'une vie non ? J'veux dire, à 18 ans, j'aurais étripé mon mec si j'avais appris qu'il n'avait ne serait-ce que zieuté une autre fille. 

18 ans plus tard (#vieilledame), tout ça me paraît bien lointain et, lorsque j'imagine une éventuelle future relation, je ne pense plus trahison et félonie mais plutôt liberté et polyamour... 

Très représentatif n'est-il pas ?

Sagesse de l'âge ou résignation de l'expérience ? J'ai l'impression que, quand même, tout au fond dans un coin de mon cerveau, ça me pique. J'ai encore cette vieille sensation que je n'y arriverai pas. Je veux dire, si je tombe amoureuse. Ce qui, soit dit en passant, ne m'arrive plus jamais. J'aime bien, j'apprécie la compagnie, je me complais, mais l'amour fou, celui qui fait mal et qui rend euphorique, je ne l'ai pas connu depuis l'adolescence, hors, avec un soupçon de fatalité sûrement, je pense à l'adultère, le meilleur moyen peut-être d'être enfin accomplie dans une relation sans plus jamais tomber dans cette routine et ce plan-plan qui m'emmerde tant. 

Je sais que beaucoup de couples vont penser "En même temps chacun doit mettre du piment dans sa vie pour ne pas tomber dans la routine". Ce n'est pas de ça que je parle. Moi j'aime la nouveauté, la vraie. Le fait de n'aimer qu'un seul corps trop longtemps suffit à me faire chier. Je suis comme ça. "Mais c'est parce-que t'as pas rencontré la bonne personne". Je me contenterai de répondre : LOL. Ca suffira.

Je me questionne réellement là-dessus. Est-ce que c'est un désir viscéral ou seulement un sacrifice conscient ? J'ai commencé cet article avec mille certitudes et voilà qu'en y songeant, en remuant le merdier dans tous les sens, je ne suis plus sûre de rien. Et si ça me déchirait le cœur de voir l'être aimé, même juste un peu, rouler vers d'autres pieux ? J'arrive déjà pas à partager mon assiette... Et si je passais ma vie à faire semblant pour faire plaisir ? Mais alors putain ce serait pire que toutes les routines de l'univers ? Ou peut-être qu'au contraire ça me stimulerait, d'une certaine façon ? Eh merde je sais plus...

Après tout qu'est-ce que la fidélité si ce n'est un serment poussiéreux dicté par la foi ? Fidèle à une religion ou à une seule personne pour moi c'est pareil : je veux croire en plusieurs Dieu. Je veux du champagne et des feux d'artifices, des yeux par centaines et des mains par milliers, du fun, du kiff, des rires aux éclats, de la diversité. Puis je veux aussi des soirées en amoureux et des pantoufles au coin du feu. Des câlins platoniques et des listes de courses reloues. Des week-end à la campagne et des factures en retard.

Je...

Bon, ce qu'on va faire c'est qu'on va rester encore un peu célibataire et pas se faire chier avec ces conneries hein. 

Merci pour votre patience.

mercredi 6 janvier 2021

Apprendre à vivre seule ou le syndrome de la solitoudiné.

Oui beh c'est bon.

Je sais que le titre même va faire friser quelques sourcils mais pour moi, ce fut une épreuve. 

J'ai passé 12 ans de ma vie avec le même homme, mon mari, le père de ma poulette. 12 ans. C'est presque la moitié de mon âge ! (ta gueule) Et se retrouver seule, dans cette maison, du jour au lendemain m'a terrorisé au début. Je comprends que certaines femmes ne quittent jamais leur conjoint. Ce pas, que dis-je, ce gouffre à franchir, c'est flippant. 

Douze années d'habitudes confortables, de petites manies, de tâches réparties parfaitement. Douze années de séries binge-watchées en une nuit, serrés comme deux scratchs, de mots inventés et compris uniquement par nous. Douze années à s'endormir les pieds collés et à se gratter le dos. Une jolie routine bien douillette comme je les aime en somme.

Et RRRACK ! Un jour tu te lèves et c'est terminé.

Ce n'est ni de sa faute ni de la mienne, c'est seulement notre décision. Je précise pour étancher la soif de gossip des vipères environnantes, coriaces ces bestioles. 

A cette angoisse déjà bien empreinte s'est ajoutée l'incommensurable culpabilité de briser notre noyau familial si moelleux. Raison pour laquelle la plupart des couples restent ensemble, finissant mollement par se haïr... Je me souviens m'être dis, en inondant le tapis de larmes et enchainant les cigarettes : "Mais putain... en plus je ne sais RIEN faire seule !"

Et puis, après trois jours en position latérale de sécurité à pleurer du sang et à te ronger les ongles de pieds, tu constates que le tapis sèche petit à petit. Tu commences à te redécouvrir. Tu te fais violence, tu fais des choses que tu ne faisais jamais plus, tu essaies. Puis bim, un matin tu montes un meuble toute seule. Oui. Moi qui ne sais même pas assembler un jouet Kinder ! Je l'ai fais ! Ok j'ai PEUT-ÊTRE  insulté toutes les divinités des cieux en biélorusse, j'ai PEUT-ÊTRE maudis l'univers et ta mère la chauve et j'ai  PEUT-ÊTRE perdu des cheveux, mais je l'ai fais. Et beh voilà, ça rend content. 

Le lendemain, tu décides de franchir une autre étape. Puis une autre. Puis t'as moins peur. Puis tu prends confiance. Puis tu relativises. Puis la vie continue.

Ou presque. Encore faut-il ne pas retomber dans ces vieux travers qui consistent à se persuader d'être amourachée du premier peigne-cul venu et se le coller en guise de pansement. Mais je crois que j'en ferais un article complet, tmtc. Ne nous égarons pas.

Mon petit fion, ce billet s'adresse à toi.

Toi qui refuse de partir par peur du syndrome de la solitoudiné et qui reste par habitude : pars avant que le venin ne s'installe, car c'est bien là la pire des situations. La vie est encore longue et il va t'arriver 1000 trucs cool. Rien n'est figé. Avoir peur c'est normal, noyer le tapis aussi, mais tu vas y arriver. ♥

Et tu sais quoi ? La solitude on y prend goût. (j'ai vraiment écris ça ?!) 

BisÔu ♥

lundi 4 janvier 2021

Tiens, j'avais un blog fût un temps.

J'étais là, ce matin, touillant mon café le regard vide à travers la baie vitrée, songeant une fois de plus à l'absurdité de l'existence (toujours plus...) et je me suis dis "Merde, et ton blog ? Ça doit bien faire 3 ans que t'as rien pondu…" J'ai vérifié : 2 ans et demi.

Je sais pas pourquoi, un jour j'en ai eu marre. Je crois que je n'en lisais plus et que j'en ai conclue que les autres faisaient pareil. J'ai arrêté en même temps que j'ai quitté Snapchat aussi, me consacrant uniquement à Instagram, afin d'éviter les doublons redondants. #pléonasme 

J'écris depuis que je sais le faire. Tout le temps. J'ai dû comptabilisé au moins une vingtaine de journaux intimes durant mon adolescence. Que j'ai foutu au feu. J'aime pas vivre dans le passé, mais c'est un autre sujet. J'ai aussi entamé l'écriture d'environ 8 romans, 3 "biographies" et 5 albums pour enfants. Pour en arriver au même constat : "Non mais pour qui je me prends ? Stendhal ? Allez retourne sur Skyblog frère…"

Au-delà de l'aspect auto-dépréciatif du merdier, le fait est que j'ai lu des chefs d’œuvres et des navets, et ça me ferait mal de finir dans cette dernière catégorie… Bref.

J'ai quand même eu envie de revenir un peu ici. Dans mon ex-jardin secret. Pour voir qui y est encore, et si j'y arrive toujours.  Est-ce que les blogs sont bel et bien morts ? Est-ce que ce format de partage est devenu complètement ringard ? Est-ce qu'aujourd'hui on ne lit plus du tout ? Se contente-t-on de regarder des vidéos et uniquement ce format là ? Dîtes-moi.


Et pourquoi pas ce joli paysage pour illustrer ?  J'ai rien d'autre... ça commence bien.

J'ai tenté les vidéos sur Youtube, je me suis lassée. J'ai tenté TikTok, j'ai eu la sensation d'avoir 97 ans. J'ai tenté Twitter, j'ai halluciné de la malveillance ambiante. Puis j'ai persévéré sur Instagram (où je raconte environ toute ma vie) et c'est devenu mon métier. Je ne pouvais franchement pas rêvé mieux. Si t'es pas au courant, j'ai démissionné de mon poste d'agent de bibliothèque en juin 2019 et ne suis restée que 4 mois au chômage. Gros coup de cul qui fait plaisir.

Allez, on va se le tenter : nous sommes le 4 janvier 2021 et je reprends l'écriture ici. Je sens que j'en ai besoin. Ecrire, écrire, écrire. Et puis on verra bien. Feu. 

vendredi 11 mai 2018

Gazouillis et charabia #3

Alice a désormais 4 ans, et comme tous les enfants de son âge... elle dit de la merde et il n'est pas rare qu'on bite quoi que ce soit à son langage.

Cependant, j'ai jugé bon de noter mes préférées :
(Attention : certaines punchlines peuvent heurter les personnes sensibles aux lois du patriarcat).
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De bon matin, me hélant de son lit :
- MAMAAAAAAAAAN !
- Quoi...
- VIENS !
- Je dors.
- MAIS VIENS !!!
- Qu'est-ce que t'as ?
- Il faut que tu viennes sentir mon pétou !
- ...

#éducaFion
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- Tu sais Mamie, José il est mort, mais il est dans le cœur !
- ...?? Quoi ?
- José ! Les méchants l'ont tué et maintenant il est dans le cœur, il bouge !
- ... euh... José... le copain de Papy ?
- Mais non ! Le petit José ! De l'église !

#JoséChrist
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- Vous vous marièrent parce-que vous êtes A-MOU-REUX !


#RIPBescherelle 

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- Tu sais la maîtresse elle m'a grondé mais maman, c'est pas de ma faute si j'arrive à faire pipi debout !

#TuSerasUnHommeMaFille
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- Moi j'aime Enzo mais lui il aime Camilla, alors moi j'ai embrassé Louis sur la bouche.

#Brrraaa!
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- Alice tu viens manger ? 
- ... 
- Alice ! Viens manger !
- ...
- Alice ?!
- Quoi ?
- Ahou mais t'es sourde ma parole !
- Eh oui je sais maman, c'est parce-que je suis vieille !
-_- 

#AlorsLà
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- T'as vu Papa ? Maman on dirait qu'elle a un GROS bébé dans son ventre ! 

#libido
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Voilà. J'espère que ces hashtags vous auront plu. Plut. Plû... ? (je sais jamais conjuguer ce putain de verbe...)

Bisouillons et longue vie aux sales gosses !  

mardi 20 mars 2018

Pourquoi l'organisation de mon mariage me casse les couilles.

Ça se sent que j'suis chonchon ou pas ?
J'aurais aussi pu l’intituler "Pourquoi les gens ne se mêlent-ils pas de leur vieux trou des fesses", mais c'était moins précis.

Si tu me suis un peu sur les rézÔ sociÔ, tu n'es pas sans savoir que Cyril et moi-même avons pris, en février, la décision de nous marier. 
Ça c'est fait tout connement : le baptême d'Alice était prévu, puis on a tout naturellement demandé au curé s'il était possible de faire d'une pierre, deux coups. C'était un peu précipité, mais vu le mariage simplissime que nous envisagions, ça ne posait pas de problème particulier. Ni une ni deux, on avait la date et la salle, y'avait plus qu'à caler le reste, pépouze.
Pépouze ?
C'était sans compter les pro-traditionalistes-relous-du-cul qui nous en ont mis plein la poche à dragées. (la meuf invente des expressions quoi...)

Ça m'a un peu rappelé ma grossesse. Putain. 

" - Tu devrais faire ça. 
- Han ! Tu fais pas ça ? Mais IL FAUT le faire !
- T'invites pas untel ? Il faut que tu l'invites quand même ! Tu l'as pas vu depuis 17 ans mais quand même !
- Ah non mais ça par contre c'est obligé, tu peux pas ne pas le faire !"

Pour bien comprendre, faut que tu saches que, selon moi, le mariage de rêve se résume à aller signer un papier à la mairie, accompagnée SEULEMENT de mon futur époux. Pas de chichis, pas de robe qui brille, pas de cérémonie, pas d'invités, pas de jeux à la con, pas de tintamarre exagéré et hypocrite, personne, juste lui, moi et la loi.
Mais pour Cyril il était important de réunir nos deux familles et nos amis devant Dieu. Bon. Très bien. Je prends sur moi.
A quelques conditions tout de même, très simples à mon goût : 

  • l'enterrement de vie de mes couilles ne contiendra aucun strip-teaseur ou autre joyeusetés malaisantes
  • pas de klaxons de la honte à la sortie de l'église (bien qu'on ne pourra pas empêcher les puristes de faire ce qu'ils veulent, pour moi en tous cas, c'est réglé)
  • pas de jeux de la jarretière, ou autre chaises musicales de mes deux
  • pas de musique/choré (putain l'angoisse...) d'entrée de bal, parce-qu'on s'en care tout simplement la raie du cul et que ni lui ni moi n'aimons nous donner en spectacle et que c'est tout simplement putain de gênant merde
  • pas de déco' de la mort qui tue du sol au plafond à 7900 € le merdier
et là.... LE DRAME !

On m'est tombé dessus comme JAMAIS. 
Apparemment je vais aller crever en enfer parce-que je refuse d'éclater des ballons sur le fion de ma belle-mère alors que c'est tellement rigolol. Ok.

On se marre drôlement.
Je sais pertinemment que tout beauf qui se respecte est forcément outré de mes réactions face à tout ce tapage rocambolesque que j'exècre au plus profond de mon sphincter, mais après tout, c'est MON mariage non ?
Toi tu as eu ta chance, ou tu l'auras un jour, ou jamais, ou j'en ai rien à foutre en fait, alors pourquoi tu viens me polluer avec tes idées de merde ? Why ? WHY ?

J'en ai discuté un peu avec des futurs-mariés sur Snapchat et j'ai eu droit à cette phrase qui m'a donné une courante foudroyante : "T'as de la chance, moi c'est mes beaux-parents qui organisent tout, du coup on est 400, dont 276 personnes que j'ai jamais vu de ma vie..." Ça me fout le cul en mode carpaccio sans dèc. Comment peut-on être un enculé sans-gêne à ce point ?

Ça a l'air super difficile pour certaines personnes de respecter les choix de chacun de toute évidence. Pour un pays qui hurle à glotte déployée qu'il est Charlie, je trouve ça d'un comique navrant...

Soit.
Il reste encore 2 petits mois avant le jour J, et on risque d'en entendre encore par tous les trous, souhaitez-nous bon courage.
Nous, on vous en envoie plein !

♥ 

vendredi 2 mars 2018

Lassée des faits

Je mérite un award pour ce jeu de mots. Merci.
Je viens de regarder sur Google, il a déjà été fait. Pas merci.

En tant que blogueuse à succès et à l'humour décapant (TU LE DIS !), je suis un peu mal à l'aise quant au fait d'étaler mes états d'âmes, si nombreux et fréquents soient-ils, sur le blog. Préférant les articles un peu plus "lol" ou futiles, et dernièrement, les snaps de pets foireux qui ne font rire que moi. (si tu as ce genre d'humour, viens ! → callipyche).

J'ai toujours peur que, si j'arrête de donner aux gens ce qu'ils veulent, ils ne veuillent plus rien savoir de moi. Déjà à l'école, lorsque je n'avais pas forcément envie de sourire, mes camarades me lançaient un inquiet "Ça va t'as pas l'air bien?" C'est le fardeau du clown de service ça, dès que tu fais une tête normale ou que t'es juste un peu patraque ou pas ambiancé, on s'inquiète. "Allez lààà, on rigole !!!" Bon beh quand faut y aller hein...
Puis le sentiment que si tu montre vraiment qui tu es, on te détestera forcément. Çuilà-même.
Alors au diable, après tout, ce blog c'est un peu mon exutoire, et le tien aussi parfois. ♥
Faire rire/sourire mes semblables est ma préoccupation première depuis environ la maternelle et m'a coûté bon nombre de déconvenues (comprendre : punitions, heures de colles et conseils de discipline, voire course-poursuite avec les flics).
J'ai pris des risques, j'ai joué mon avenir (!) pour voir apparaître un rictus sur les visages canailles et complices de mes camarades. Le genre de sentiment qui te rend invincible tu sais, t'es au-dessus de tout, tu fais rire les gens et c'est jouissif, qu'importe les conséquences.
Seulement voilà : une fois que tout le monde a bien ri, tu te rends vite compte que tu peux aller te faire enculer, toi et tes "Je ne dois pas distraire mes camarades pendant le cours de géographie" à copier 100 fois.
On rigole on rigole, puis prout. Dès que tu as moins envie de rire, ça dégage sec.
20 ans après rien n'a vraiment changé.
J'suis un peu le tube de l'été tu sais : au début on l'adore, on veut l'écouter 37 fois par jour, on s'en imprègne tellement jusqu'à la couenne qu'on connaît même la choré par cœur, puis de moins en moins; on se lasse et à la fin on peut plus du tout le saquer. Un an après, c'est plus qu'un vieux souvenir dont on a presque honte.
Voilà, c'est un peu ça l'histoire de ma vie.
Seulement voilà. Moi je m'attache, et par définition, j'en chie. C'est le problème quand on aime trop fort et trop vite, quand on est une passionnée compulsive/impulsive, c'est que ça dure en général pas très longtemps et les gens se lassent. A chaque nouvelle rencontre je me dis "Allez, lâche un peu la passion, arrive tranquille, sois zen, déconne pas" et BIM en 2 jours j'ai tout niqué, j'ai démontré beaucoup trop de choses et tout le monde s'est barré en chiant dans son froc (et sur mon enthousiasme). Je suis tombée amoureuse tellement de fois dans ma vie que j'ai oublié la plupart des prénoms des gens. Amoureuse ! Oui oui, avec des vrais sentiments qui font du mal dedans et des ruptures qui font pleurer, même après deux pauvres nuits d'amour. Des ruptures amicales aussi. Je tombe amoureuse des gens que je fréquente et qui stimule mon envie de faire rire. Et évidemment, je souffre autant de fois. Chaque rupture est vécue comme un drame. Autour de moi, la totalité majorité des individus tourne la page avec une facilité déconcertante. C'est tellement vexant !

A l'instant même où j'écris ça, j'ai un peu la crotoKU. C'est vrai, quand tu ne fais que te le dire, ça n'a pas le même impact. En l'écrivant, j'ai un peu l'impression de mettre le nez dans mon propre caca.
Mais voilà, lorsqu'on met le nez dedans, on pige. On pige qu'il est temps que ça s'arrête, qu'on est pas un paillasson, et que nos sentiments ne devraient pas être malmenés, si confus soient-ils.

Alors, à 33 ans (putaindesamère) révolus, j'essaie de prendre de la distance, d'y aller mollo.
Je fais du tri, encore, et encore. Mais qui restera-t'il à la fin...?
Papounet disait sûrement vrai, on est tout seul, jusqu'à la fin des temps. L'euphorie de la jeunesse, des sentiments, de l'amitié, les serments à la vie à la mort, les larmes et les bouteilles de vin partagées, la folie, l'amour... c'est du pipeau. C'est chouette sur le moment, et c'est vraiment pas moi qui vais dire le contraire, mais c'est du vent. Tout est faux.
Voilà, maintenant on peut tous se suicider en pleurant sur l'inutilité de la vie.

Bisou, je vous aime. Enculés.