lundi 31 mai 2021

Le cul : l'honneur, la fierté et mes couilles.

Dès son plus jeune âge, et les parents pourront confirmer, le mâle, crâne encore mou, fontanelle à l'appui et membres aux gestes incertains, cherche activement son trilili. A 1 mois déjà, il sait où sa teub se loge et il tire dessus dès que l'occasion se présente. Je suis d'ailleurs quasi sûre que s'il pleure, c'est uniquement pour supplier sa mère de lui ôter sa couche, pour partir à la recherche du zguèg sacré. Chez les filles, l'éclosion est un peu moins rapide mais on y vient un jour. Plus ou moins tôt.

Vers 4/5 ans, on se rend vite compte que les guilis à cet endroit, ça fait plaisir. Mais on nous explique rapidement que ça se fait en solo dans la chambre et pas au parc sur la balançoire pendant l'anniversaire de Jordan.

Un peu plus tard, vers 8 ans environ, selon si l'on est plus ou moins précoce, c'est avec les cousins-cousines qu'on tente l'expérience. Les enfants d'amis de parents, une copine... bref, un camarade qui, comme nous, aura secrètement le désir fougueux de découvrir les curiosités de ce qui se cache dans le zlip.
" - On disait que moi j'étais la sirène et toi le prince échoué, et que tu te laissais faire parce-que j'ai jamais vu d'humain et que t'façons t'es inconscient. 
- Euh, ok."
Ça vous rappelle des souvenirs ?
Bon après, faut pas se faire gauler par Tata Gigi parce-qu'alors là, c'est l'humiliation suprême et surtout, surtout, traumatisme à vie.
Croyez-en mon exp... non rien. (bisou tata !)

Un peu plus tard encore, on déguste du bout des lèvres les trap-trap-bisous dans la cours de récré. Ça se smacke, c'est chou, et on rêve gentiment de finir des jours heureux avec Yassine, le bad boy à l'arcade fendue 3  fois, qui n'a pas peur de nous dire qu'on est la plusse belle.

3 ans plus tard, on roule sa première pelle derrière les buissons du collège, tous les jours un différent; l'ado a ses raisons que la dignité ignore. Commencent alors les hostilités : Yassine n'a plus seulement envie de nous dire des mots doux, il veut "creuser plus profond", si je puis m'exprimer ainsi. Houlàààà jeune homme, on se détend, tu fais peur quand même, j'ai encore des nounours dans ma chambre et je sais pas encore comment on s'épile.

A 16 ans, tu es désormais intégralement parfaitement épilée, ta jeunesse est insolente et tu as le feu au cul : zzzzzzzz'est parti !

La grande découverte

Voilà. C'est l'été. Tu es bronzée, tu bois un Monaco avec tes copines et tu rencontres la bande à Julien. Il est blond, il est drôle, il est beau, et tu te dis : je me ferais bien déflorer par cet individu. PAF, ni une ni deux, tu te retrouves dans sa tente à la recherche d'une capote que tu ne sais pas mettre.
Mais tu t'en fous parce-qu'elle est là !!! Ta première teub ! T'oses pas trop la regarder dans l'œil, c'est vrai, ça se fait pas. Puis t'essaies quand même de faire attention, c'est ta première fois, autant les autres tu t'en souviendra pas toujours, mais la première fois, elle reste gravée A VIE ! Tu fais attention aux détails aussi parce-qu'il va falloir TOUT raconter aux copines après.
T'as pas vraiment de point de comparaison pour l'instant, parce-que le fils de Daniel et Rosy à 8 ans, c'était peut-être pas non plus ce qu'il y avait de plus colossal. Enfin, j'espère pour lui que ça s'est arrangé. Soit.

Comme disait ma grand-mère, c'est le premier pas qui coûte. C'est vrai, après ça, t'as vach'ment moins peur, vu que finalement, t'as pigé qu'il était inutile d'en faire tout un plat.
S'en suivent alors des expériences plus ou moins enrichissantes, pas toujours gratifiantes mais toujours différentes. Tu découvres toutes sortes de phallus, des énormes, des minuscules, des tordus, des penchés. #PierrePerretSortDeCeCorps Et tu te questionnes sérieusement sur le concept du sexe fort...

Et puis, sans prévenir, tout devient grave. Tout tourne au drame. La teub devient le sheitan et les pires des peignes-culs de ce monde viennent te parler de "principes" et de "valeurs" et de "pureté" et puis mes couilles... Il faut avoir honte, il faut se cacher, il faut mentir. 

Quelle étrange créature que l'être humain. Lui qui a inventé des vertus soporifiques telles que la décence et la pudeur.
Délicieuses inventions qui témoignent de toute la bienveillance et la prévenance dont peuvent faire preuve nos semblables...
Ah ouais, mais non.
En réalité, ça leur donne juste un passe-droit pour commettre les pires actes dégueulasses :
"T'as baisé ma soeur ? BAM, j'lui crame la gueule à l'acide, elle est souillée, c'est dégueulasse."
"T'as piqué ma meuf ? BIM, j'te lacère de 487 coups de couteau, et elle avec."
"Tu mets des mini-jupes ? BOUM, j'te fais une réputation de grosse chienne qui te suivra jusqu'à la fin des temps parce-que MOI j'incarne la morale et la bonté et mes braves parents m'ont inculqué que la femme (et uniquement la femme) devait se respecter."


Se respecter... C'est à la mode ça.
C'est beau l'honneur. C'est fort, c'est précieux, ça se transmet de connard en connard, c'est important.

Quand le peigne-cul du village t'en parle, on a l'impression qu'il va monter au front pour mourir dignement au combat tu sais. Le menton haut, le regard sûr, le dos bien droit, il te lance un "Azy gé ma fierter wsh". Quelle merveilleuse preuve de dignité quand même, tu es certainement un futur prix Nobel, on espère que tu ne te reproduiras pas.

L'honneur c'est tout ce que j’exècre : ça rend rancunier, prétentieux, égoïste, vil. Par expérience, ça témoigne du niveau intellectuel de l'interlocuteur. Plus c'est fier plus c'est con. Plus ça prône l'honnêteté moins ça l'est. Plus ça se gargarise d'éloges plus c'est pourri de l'intérieur. 
CQFD.

Alors...

Alors avec toutes ces conneries je sais plus ce que je dois dire à ma fille...
"Fais absolument tout ce que tu veux ma poule, sois curieuse, découvre, on s'en cogne, dans tous les cas tu sera emmerdée, nos semblables sont tous des glands" 
ou
"Préserve toi ma chérie, cache toi, ne dis rien, fais attention, sois discrète, ne ri pas trop fort, ne dis pas de gros mots, RESPECTE TOI BORDEL DE MERDE, ils l'ont dit ! C'est important !" (non.)

Comment on en est arrivé là putain ?

Nickel. On est encore sur un article sans queue (même si...) ni tête. Ma foi. Fallait que ça sorte, il macère depuis longtemps celui-là.

Et un gros bisou hein ! ♥

Merci à Alex et Océ, le S.

16 commentaires:

  1. Vive la teub, le clito, la curiosité et le plaisir ! Pour le reste on s'en cogne!

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  2. Exactement ... c est compliqué pour nous parents à l'esprit ouvert sans fracture du crane, de pouvoir diriger nos enfants quand tu sais très bien ce qu'il en découlera selon leur choix, je pars du principe qu'on a qu'une vie... et puis merde aux préjugés

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  3. Moi aussi, je ne sait quoi dire a ma fille ( bon j'ai le tepms du réfléchir sous tous les angles elle n'a que 2ans et demi, le demi ça compte)
    Mais tu as totalement raison ☺️

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    1. Oups, les touches mon glisser des doigts pour certains mots sorry 😬

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  4. heu Alors là on dirait un peu du vécu de moi ça! Bref c’est chaud chaud ce sujet j’ai une poupée de 2 ans et demi et j’ai encore le temps mais j’espère Qu’elle s’éclatera car le sexe c’est beau! Et si tu commences à penser le contraire tu en viens à culpabiliser juste de faire un missionnaire pépère! Mais P’tain c’est la vie le cul, les romains se bouffaient tous le cul et en plus ils mangeaint en même temps et on leur disait pas qu’ils avaient aucune pudeur ou se respectaient pas!

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  5. Mais t'as tellement raison, au feu les peignes culs ! Mes filles de 5 et 7 ans , quand elles seront plus grandes, j'espère bien qu'elles en verront de la teub, de la chatte, de toute façon quoi qu'on fasse on est jugé alors fuck et yolo, comme disent les jeunes (non).

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  6. Déjà faites leur lire le guide du zizi sexuel de Titeuf et dites leur de profiter de la vie et profitez en aussi eĺle est faite pour être vé cul ��❤��

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  7. Je te lis et je te comprends. Ma fille aînée a 13 ans et c'est très compliqué. D'abord car comme moi j'aimerais qu'elle vive ses amours,sa sexualité et ses envies comme elle le voudra mais aussi parce que j'ai peur pour elle,des critiques de la réputation qui te suis et qui peut blesser, des tordus ,des connards (et des Sylvie aussi). Bref pas simple et très douloureux je trouve pour nous les parents de doser entre l'ado, la vie et le reste.J'en ai 3 autres qui suivent ,je crois que je vais commencer une psychothérapie ou prendre une carte fidélité chez mon caviste ��

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  8. Je te lis et je te comprends. Ma fille aînée a 13 ans et c'est très compliqué. D'abord car comme moi j'aimerais qu'elle vive ses amours,sa sexualité et ses envies comme elle le voudra mais aussi parce que j'ai peur pour elle,des critiques de la réputation qui te suis et qui peut blesser, des tordus ,des connards (et des Sylvie aussi). Bref pas simple et très douloureux je trouve pour nous les parents de doser entre l'ado, la vie et le reste.J'en ai 3 autres qui suivent ,je crois que je vais commencer une psychothérapie ou prendre une carte fidélité chez mon caviste 🥴

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  9. Très bien résumé tu écris vraiment comme tu penses sans langue de bois, je pense que chacun doit faire son expérience !!!!

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  10. Merci ma poupée pour ces mots. Cet article est bien pensé,muri et juste à souhait.
    Maintenant voilà,les années 80,le sida (il est toujours là ce fdp....!) Perso je suis de cette génération, élevée par une mère jeune adulte des 70's,petite française milieu ouvrier alors question moralité: ça va, on s en est pas mal sorti.
    Mais c est vrai,que dire à nos gosses? Et si on eduquait les porteurs de zizis au lieu de mettre en garde les déesses à teucha����?(ouais je prêche pour mes gars sûr-es!!!)
    C est une problématique intemporelle, universelle, internationale et INUTILE SA MÈRE !!!! C est un très gros dossier,j ai pas toutes les soluces mais j essaie d apporter ma petite contribution en saoulant mes neveux que toutes les femmes sont belles, respectables, mère ou putain, et que leurs zizis (Si beaux soient ils) n est ni une arme, ni un trophée mais juste un robinet à pipi et à plaisir mutuel. Et ça.....c est déjà un bon p'tit boulot! #JEssaieDeFaireMaPart.
    Love sur toi et toutes les belles teubs et teuchas ��

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  11. Merci ma poupée pour ces mots. Cet article est bien pensé,muri et juste à souhait.
    Maintenant voilà,les années 80,le sida (il est toujours là ce fdp....!) Perso je suis de cette génération, élevée par une mère jeune adulte des 70's,petite française milieu ouvrier alors question moralité: ça va, on s en est pas mal sorti.
    Mais c est vrai,que dire à nos gosses? Et si on eduquait les porteurs de zizis au lieu de mettre en garde les déesses à teucha🤣😍?(ouais je prêche pour mes gars sûr-es!!!)
    C est une problématique intemporelle, universelle, internationale et INUTILE SA MÈRE !!!! C est un très gros dossier,j ai pas toutes les soluces mais j essaie d apporter ma petite contribution en saoulant mes neveux que toutes les femmes sont belles, respectables, mère ou putain, et que leurs zizis (Si beaux soient ils) n est ni une arme, ni un trophée mais juste un robinet à pipi et à plaisir mutuel. Et ça.....c est déjà un bon p'tit boulot! #JEssaieDeFaireMaPart.
    Love sur toi et toutes les belles teubs et teuchas 💞

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  12. Bien écrit !
    Ca me fait un peu penser au discours de P!NK y a quelques années (le MTV Video Vanguard Award Speech).
    Soyons nous même, la vie est bien assez courte pour se prendre la tête à être quelqu’un d’autre !

    CamilleKams

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  13. Au top tout est dit......enfin non pas tout. Je dis ça juste pour que tu ponde encore et encore des articles comme celui là mais sur pleins d'autres sujets. Putain lance toi!!!!!

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