mardi 22 décembre 2015

Imbibée.

Ça t'es déjà arrivé de marcher dans la rue et de t'émerveiller de l’architecture des toits, du pigeon qui s'envole, de l'air dans tes cheveux ?
Tsé, au lieu de tracer ta route en regardant tes pieds...



Lorsque j'ai fais de la sophrologie, nous apprenions ce qu'ils appellent "la sophro-présence du positif". Le merdier consiste à s'imbiber de chaque petits moments de bonheur de la vie de tous les jours : le sourire d'une femme dans la rue, gratoss, le rire d'un sale gosse, l'odeur de la bouffe qui s'échappe d'une fenêtre. S'imbiber. Mais genre, fermer les yeux et être complètement conscient du moment qui se déroule, le sentir couler dans ses veines et le faire monter jusqu'au cerveau en jouissance de bonheur.
J'extrapole pas. Et même qu'avec de l'entraînement, c'est de plus en plus intense. Presque plus besoin de drogue ! (maman : c'est une blague.)

Je me suis rendue compte ce matin même que je ne prenais pas assez de drogue le temps pour ça.
Toujours à penser si j'ai pas un poil de fion coincé entre les dents, si ma culotte est bien droite, si mes cheveux font pas dégueulasse, si le gros tas de la rue d'à côté va pas encore me héler grassement, si la bonasse d'en face a de plus belles chaussures que moi et si elle sait marcher avec, ELLE...
Que je peux être con des fois. 

Pourtant au fond, je m'en cogne. Mais vraiment au fond. Et toujours cette pute de voix qui revient et qui me fait penser à des trucs inutiles, futiles, superficiels au possible.
Le serais-je donc vraiment ?

J'ai vraiment l'impression de pondre les mêmes articles en ce moment, mais je dois avoir besoin d'exorciser ma bêtise. Du coup je t'en fais profiter. De rien.

Passons.

Il parait qu'à partir du moment où on se pose la question, c'est qu'on ne l'est forcément pas.
Mais parfois je m'entends parler, je me fais peine. Je suis moqueuse, ironique, limite caustique. Je suis attentive, trop, aux regards des autres...
C'est pas comme ça que j'ai été éduquée et c'est pas comme ça que je veux éduquer ma fille.
Mais ça revient. 

Ça revient à cause de la tête de nœud qui te regarde en biais méchamment à la terrasse d'un bar parce-que tu ris trop fort avec tes copines, à cause de l'autre conne qui critique le cul de sa propre sœur, à cause de l'enfoiré qui te rappelle jamais, à cause de la vieille qui te prend de haut et qui se demande ce qu'une pignouf comme toi fout dans une bibliothèque... et ça revient, et ça revient, ça revient.

L'enfer, c'est les autres, qu'il disait. Et il avait raison.
Ah ça se soupèse les couilles quand y'a 200 types assassinés dans une salle de concert, mais ça te crache à la gueule dès que tu pètes un peu trop fort.
Putain(S).

Et voilà, ça revient.

Libérons-nous.
Laissons vociférer les pisse-vinaigre (mot sponsorisé par l'année 1856).
Détachons-nous de leurs regards.

Imbibons-nous.
Du rire. De la famille. Des amis. Des fêtes. De la musique. De la culture. De l'art. De la beauté. De la nature. Des autres, parfois.
Imbibons-nous.

 

Bonnes fêtes à tous, je vous aime.
Bâtards.
Et ça revient...

2 commentaires:

  1. J'appelle ça les petits bonheurs de la vie. Et je m'en imprègne autant que je peux, même s'il y a des jours avec et des jours sans. Passe aussi de bonnes fêtes ^^

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    1. Si je me base sur l'année 2015, y'a eu clairement beaucoup plus de période "sans" qu'avec. Mais faut retenir les bons, faut essayer ! :) Bisous Cari, bonnes fêtes itou !

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