lundi 19 mai 2014

"On ne demande pas de preuves à l'amitié, mais des évidences."

J'envie les gens qui trouvent leur "âme sœur" en amitié.

Quand j'étais plus jeune, j'ai aimé des copines à m'en crever le cœur, jurant croix-de-bois croix-de-fer qu'on ne se quitterai jamais, qu'arrivée la majorité, nous prendrions un appart' toutes ensemble, comme dans Hélène et les garçons tsé, amies à la vie à la mort.



Il n'a pas fallut 5 ans pour que toutes ces promesses partent en fumée. On grandit, on change, on comprend. On se rend compte que les copines en questions ne sont en fait pas si intéressantes que ça, passé les sujets passionnants "mecs-ragots-mecs-lycée-mecs". (puis évidemment, on a d'autres préoccupations, on se trouve un mec, touSSa touSSa... mais soit.)

J'ai toujours eu beaucoup de copines autour de moi, je les adore toutes et depuis plus de 20 ans pour certaines, mais, et je dis ça sans la moindre rancœur, aucune "vraie" amie, aucune sœur de cœur, aucune vraie confidente.

Je me posais la question y'a quelque temps. On refait souvent le monde entre nous, on est capables de parler jusqu'à 8h du matin, de rire, de pleurer. Mais au fond, je garde un jardin secret, toujours. Oui comme tout le monde, mais y'a des trucs que j'aimerai partager, mais je sens que je ne dois pas. Je veux pas me livrer sans retour, ou en sachant que ça ne restera pas secret, que ça fera le tour du département, même sans méchanceté. Enfin, tu vois c'que j'veux dire? Les confidences ne vont que trop dans un seul sens, et je suis quelqu'un d'entier, je veux tout. Ou rien.


Je me dis que le "problème", si c’en est un, vient de moi. Puisque parmi toutes les personnes que j'ai rencontré en 30 ans de vie, pas une n'a réussi à faire "l'affaire".
Là tu te dis que c'est moi qui suis trop conne pour me faire des amies, et je te donnerai raison si j'étais seule au monde, mais ce n'est pas -encore- le cas.

Ne nous méprenons pas, je ne connais que très très peu de personnes à avoir trouver l'idéal-amical (sachant que les fillettes de 13 ans qui s'interpellent "Ma chérie, mon bébé, mon cœur hihilol te nem fort" ne comptent pas, les camarades d'ivrognage non plus.) mais je sais que ça existe. Ou alors, les gens ne sont pas difficiles, ou alors très tolérants, ou alors tout le monde s'en cogne et je fais chier à me poser des questions aussi pourries.

Toi, par exemple, tu L'as trouvée? Raconte, fais-nous rêver.

10 commentaires:

  1. si ça peut te rassurer je suis dans le même ca car trop souvent en sens unique la copinage me lasse....que veux tu!!

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    1. C'est ça, et je crois que se lasser, c'est la pire chose irréversible of ze world... :(

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  2. A l'inverse de toi, je n'ai pas de groupe de copines. J'ai deux amies et elles ne se connaissent que très peu. L'une est partie vivre à Paris (le bout du monde) et l'autre habite à 300mètres de chez moi.

    Je suis de nature assez calme et douce, très souriante (même si j'ai une grosse gueule et un mauvais caractère) et j'ai tendance à rester polie quoi qu'il arrive. A. est un vrai mec, rangé dans le corps d'une bombasse de femme coquette, avec une spontanéité à toutes épreuve. Quand à L., elle sait ce qu'elle veut, elle sait où elle va et personne ne peut se poser devant elle. Malgré ça, elle garde un coeur tendre.

    Bref, on se complète. On se dit tout, le bien, le mal, le gentil, le méchant. Nos peines, nos angoisses, nos joies, nos inquiétudes. Bref, tout ! Et pas de trahison, de toute façon, nous n'avons pas de potes communs (ou alors si, mais seulement des mecs) donc pas de crainte à avoir. A côté de ça, on est également de vraies copines. On sort, on ri, on pleure de rire, on "part à l'aventure" ! Ah ah !

    Je m'estime chanceuse et n'envie pour rien au monde les groupes de copines et leurs rivalités, mêmes dissimulées.

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    1. Perso j'ai jamais compris les rivalités entre gonzesses, mais vraiment.
      Je sais que ça fait bien de dire "j'aime pas les filles", mais je trouve ça ridicule. J'ai fais de nombreux métiers où l'équipe était composée de gonzesses uniquement et je n'ai jamais, jamais eu aucun problème, aucune embrouille, bien au contraire. Pareil au lycée, nous étions une classe de filles pendant 4 ans, et ça c'est toujours très bien passée, y'a jamais eu de tirage de cheveux ou autres goliennerie. ^^ On rigolait bien + que les mecs même, qui eux, n'arrêtaient pas de se battre pour rien.
      Enfin, j'sais pas, je dois avoir de la chance ou tomber que des gens intelligents, car à en entendre certaine parler de leur consœurs, ça me fait froid dans le dos! ^^
      J'ai connu le "slutshaming", mais venant aussi bien des hommes que des femmes... M'enfin bon, je m'éloigne du sujet. ^^
      Tu as de la chance en tous cas, garde les précieusement! :*

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    2. Oh je ne voulais pas parler de rivalité entre filles.. Au contraire, je n'ai rien contre les filles ! Sinon, quel intérêt d'ouvrir un blog et partager des trucs de gonzesse ? ^-^

      Disons qu'après être tombée enceinte à 19ans, les seules qui ont continué à "tolérer" mon existence sont celles qui étaient et sont restées mes amies. Pourtant, je n'ai pas cherché à me la jouer mère au foyer soumise à son mec, au contraire ! Mais c'est comme ça...
      Puis L. est partie vivre à Paris et A., qui est devenu maman en même temps que moi, s'est retrouvée rapidement dans le même "abandon". Alors, depuis les seules personnes qu'on rencontre, sont des mecs ! Donc on est deux voisines/amies/copines avec quelques potes communs masculins. Et franchement, ça nous suffit. Quand on se sentira seules et désespérées, on ira à la pêche aux copines ! Ah ah !

      Puis de toute façon, les filles ne nous aiment pas. (je pousse le vice mais putain que c'est vrai ! Où qu'on aille, on a droit aux regards de travers des autres ! Pourtant on ne s'habille pas comme des salo** ! Et si on avait envie de le faire, ça ne leur donnerait pas le droit de nous regarder comme ça.)

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    3. Oups, effectivement j'ai parlé de rivalité !
      Donc je parlais plutôt des "ma chériiiiiiie que j'aimeeeeeeee" qui finissent par des "non mais Machine ? Laisse tomber, j'lai jamais supportée. Puis regarde là sérieux, non mais attends, c'est parce que je suis polie que je la fréquente encore".

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    4. Même combat, c'est souvent que les filles me détestent. Surtout celles qui ne me connaissent pas (c'est dire à quel point elles sont cons) et celles qui me connaissent, elles me détestent parce-que je n'ai plus voulu d'elles dans ma vie. :D
      Oui bon ok, les filles des fois c'est con. Mais les mecs aussi. Non parce-que, franchement, passer une soirée à parler foot ou putes hein, je peux le faire aussi avec mes cop's. Mais heureusement pour moi, elles sont bien plus intéressantes que ça. :)

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  3. Salut ma Blondoune !

    Alors moi j'ai eu de la chance, j'ai rencontré mon âme soeur quand j'avais 15 ans.
    On ne se voit pas tous les jours avec Orly mais il suffit d'un appel de l'une ou de l'autre pour que le duo de choc se reforme.

    J'avais d'ailleurs écrit quelques mots sur elle en 2009 (Ciel que le temps passe vite !) .
    http://absolutelyscandalous.wordpress.com/2009/12/10/lettre-ouverte-a-une-blonde/

    Après je te comprends ma Blonde mais une intuition me dit que si nous étions géographiquement plus proches, nous pourrions être de grandes amoureuses. Je te fais une confiance aveugle et je pense que tu as déjà une fois ou deux baissé les armes devant moi.

    Mais parfois il n'est pas nécessaire de grand chose pour pénétrer dans l'univers de quelqu'un et y avoir une place éternelle !
    Un soir de juin, il y a bientôt deux ans, j'étais malheureuse et tu avais fait des heures de route pour venir simplement me serrer dans tes bras.
    Tu m'as dit une chose dont je me souviendrai toute ma vie, une phrase qui, encore aujourd'hui, me fait chaud au coeur : "Dis moi une chose qui là, tout de suite, maintenant, te ferait du bien et je le ferai."

    C'était pas grand chose mais c'est là que j'ai compris que tu m'aimais véritablement et au-delà des soirées apéro-kikouyou-strass-paillettes. Tu étais prête à faire n'importe quoi juste pour apaiser ma peine.

    Et rien que pour ça, je t'aimerai toujours et je peux même me planter une aiguille dans le doigt pour prêter serment (même si je trouve ça dégueulasse !).

    Bref, je t'aime.

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    1. J'ai aussi pensé à toi en écrivant cet article, et ça m'a presque fait hésiter à écrire certaine choses. Cependant comme tu dis, y'a des circonstances qui font que.
      Il me semble avoir rencontré Orly une fois, au détour d'une soirée de débauche in da puSSel's house, non? ^^

      Je me souviens de cette soirée confidences, et je crois que c'est la meilleure qu'on ai passé ensemble. ♥ D'ailleurs, j'en reveux! :)
      Bisous ma Blonde, j'aime ce que tu es, de la pointe (soyeuse) de tes cheveux à la pointe (vernie) de tes petons. ♥

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  4. Tellement vrai ton article ! De la maternelle au lycée, j'avais une amie avec qui on était souvent, certains pensés qu'on était même sœur, ou cousine, tellement on était proche et on se ressemblait. Puis après le lycée, on a chacune pris un chemin différent, et on s'est revue quelque fois mais plus du tout comme avant. J'ai eu aussi deux copines, on s'est connue grâce à nos parents, et on se voyait tout le temps, jusqu'à partir en vacances ensemble etc... et pareil chacune a pris un chemin différent, à partir assez loin, et plus le temps passe, moins j'avais de nouvelles, c'est toujours moi qui prenaient de leurs nouvelles, et y a un moment où je me suis dit stop, je vais voir si elles vont venir vers moi prendre des nouvelles, et rien ! Ou alors ce n'était que par intérêt !
    L'amitié rime avec déception à la fin ! donc maintenant je ne compte que sur mes cousines qui elles sont toujours là ! Mais comme tu dis, au fond on garde toujours un petit jardin secret, et y a personne à qui on peut se confier réellement !
    On va bien l'trouver cet idéal-amical ! Bordel !

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